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 Bath - This is an old fight between you and me [ Shannon & Thea ]

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MessageSujet: Bath - This is an old fight between you and me [ Shannon & Thea ]   Ven 24 Jan - 9:16

This is an old fight between you and me
Shannon & Thea
Les années avaient passées, les jours, les nuits, les joies, les tristesses, tant de souvenirs qui malgré le temps, malgré l’écoulement de tous ces jours, ne s’effaçaient pas de ma mémoire. Encore frais, intacts, le moindre instant que j’avais passé, qui avait marqué mon histoire, qui avait marqué ma haine, encore et toujours enfouie dans mon esprit. Voilà que je revenais enfin là où tout avait commencé, là où j’avais appris à détester, à haïr de toute mon âme, ce sentiment qui m’avait tant changé, qui m’avait fait tant de peine, qui m’avait détruite et qui m’avait malgré tout permis de me reconstruire. La haine. La haine de ces vampires égoïstes et sans cœurs, ces vampires imbus d’eux-mêmes que sont les Volturi. Les Volturi. Ressasser ce nom dans mon esprit ferma un peu plus mon doux visage, rendant mon regard d’autant plus sombre, plus froid, plus dur qu’il ne l’était en réalité… Un prénom résonnait notamment. Shannon. Mon ennemi juré. Avant je ne pensais même pas qu’il soit possible d’avoir un ennemi juré. J’étais bien sotte. Je ne savais rien à cette époque. Je n’étais qu’une enfant, pensant que le monde était loin d’être aussi plongé dans les ténèbres qu’il ne le laissait passé. Mais la mort de mes deux parents m’ouvrit les yeux sur la réalité de ma vie.
Être hybride présente des avantages bien sûr, mais aussi de nombreux inconvénients. Vivre en perpétuelle fuite, ne jamais pouvoir s’installer dans un endroit particulier et commencer à vivre sa vie, trouver l’amour, se fondre dans la masse, vivre voilà tout… Je n’y avais pas eu droit et je le haïssais pour cela. Je le haïrais toujours jusqu’à mon dernier souffle. Shannon, il m’avait tout pris, mon enfance, mes parents, ma joie de vivre, mon sourire, ma vie… J’allais aussi tout lui prendre. Je n’avais plus d’inquiétude à faire du mal. Après tout j’étais moi aussi à moitié vampire, alors j’allais jouer avec leurs propres règles. J’allais moi aussi faire du mal sans me sentir mal pour eux. J’allais tout leur prendre, leur voler, leur arracher sans aucun état d’âme, un par un, petit à petit, et ensuite je pourrais m’accorder un instant de calme, une pause, et vivre de nouveau… Peut-être tenterais-je même de retrouver mes deux amours de toujours. Godfrey et Nathaniel Therson. Il ne se passait pas un instant sans que je ne pense à l’un d’eux. Ils me manquaient tant…

Je secouais vivement ma tête pour chasser leurs visages de mon esprit. Il était hors de question que je m’accorde le moindre instant de faiblesse. Je n’avais pas le temps pour ça… Je ne pouvais me le permettre… Tant comptaient sur moi… Si j’y parvenais alors beaucoup d’autres vampires ou hybrides pourraient vivre pleinement. Tranquillement. Et c’était ce que je désirais…

Le bus avançait lentement. Oui j’avais opté pour prendre le bus, c’était lent, de quoi me permettre d’avoir du temps devant moi avant d’arriver là où j’allais… Là où ils étaient tous deux enterrés… Je savais que je risquais d’y croiser Nathaniel et Godfrey. Heureusement l’un des membres Dacian avec qui je m’étais liée d’une amitié certaine m’avait promis de les garder à l’œil et de me tenir au courant de leurs faits et gestes en fonction de là où j’allais. Il semblerait qu’ils étaient tous deux à ma recherche. Tous deux souhaitaient me retrouver. Mais je ne voulais pas être retrouvée… Pas maintenant… Pas avant que j’en ai fini…
Nous passâmes devant un panneau indiquant la ville de Bath, un faible sourire s’afficha sur mes lèvres. Un sourire triste avec une once de nostalgie. J’y venais tous les ans. Chaque année je repassais dans la ville le même jour. N’y restant que deux jours. Deux simples jours qui comptaient plus que tout à mon existence. Le jour de l’anniversaire de leur mort. Je ne vois pas pourquoi on parlait d’anniversaire. Ce genre d’événement est supposé être joyeux, animée de sourire et de rires… Mais à chaque fois que je revenais le jour de leur décés je n’avais pas de sourire heureux, je ne riais pas, je n’étais pas heureuse. Ce sont les uniques jours où je m’accorde la faiblesse de pleurer, la faiblesse de laisser ma part humaine prendre le dessus, de sentir mon cœur tambouriner violemment contre ma poitrine… J’avais besoin de laisser ma tristesse sortir, ma colère éclater. J’avais eu tellement besoin d’eux… Aujourd’hui encore je donnerais tout au monde afin de pouvoir les revoir ne serait-ce qu’un instant. Une minute. Ce n’était pas trop demander… et pourtant c’était impossible…

Je sentais déjà ma gorge se serrer alors que je sortais du bus, alors que je remettais bien mon sac sur mes épaules, alors que je marchais à vitesse humaine dans la ville jusqu’à atteindre la forêt la bordant. Je pris une grande inspiration une fois arrivée à la bordure, baissant la tête pour rassembler mon courage. Le soleil se couchait lentement, ses derniers rayons baignant la forêt d’une lumière dorée magnifique. C’était tellement dur qu’un si joli tableau soit noirci par la raison de ma venue…
Je relevais la tête, déterminée, inspirant un grand coup, vérifiant que personne ne regardait dans ma direction avant de prendre ma vitesse vampirique et me rendre directement en direction de notre ancien chez nous…
Quelques minutes plus tard j’étais devant la vieille chaumière, elle était toujours en état, le seul caprice que j’avais eu, l’une des rares demandes que j’avais exprimées aux Dacian. Je ne voulais que quiconque d’autre s’y installe, ni qu’elle soit dégradée par quoi que ce soit. J’avais déjà eu l’occasion de mettre fin à la vie de deux jeunes qui étaient venus souiller l’endroit. Ma colère avait été sans égal… Mais je ne le regrettais pas… Loin de là…

Elle était telle que je l’avais laissée l’an passé. Toujours aussi petite, mangée par la mousse naturelle, toujours aussi accueillante et chaleureuse à mes yeux. J’en possédais l’unique clé, et rentrait donc avec le même sourire triste qu’auparavant. Ce fut une fois à l’intérieur que je fus assaillis par mes anciens souvenirs, ces moments de joies et de bonheurs que j’avais connu ici. Tout avait été nettoyé, le sang, les armoires cassées, les miroirs brisés, tout… tout avait été remis comme avant cette horrible massacre, j’avais veillé à cela, sinon il était certain que je n’aurais jamais eu la force de revenir :

« Je suis rentrée… »

Soupirais-je entre deux sanglots avant de lâcher faiblement mon sac et de plonger mon visage dans mes mains. Faible… Cette dure faiblesse me happait, je ne parvenais plus à l’arrêter, la laissant m’affaiblir d’autant plus que les larmes coulaient de mes yeux. Une heure passa ainsi, je ne la vis pas passer, me laissant ronger par mes souvenirs, heureux puis malheureux… Puis j’ouvrais de nouveau les yeux, relevait la tête, essuyant les larmes sèches ou encore fraiches présentes sur mes joues légèrement rosies. La nuit était définitivement tombée, me laissant là, seule, dans le noir. Je me relevais avec difficultés, attrapant un briquet dans mon sac j’entrepris d’allumer quelques bougies, j’avais refusé d’installer l’électricité, cela m’aurait trop changée… La maisonnette fut rapidement plongée dans la lumière jaune vacillante des bougies, donnant un peu plus de vie à l’endroit. Puis j’attrapais le bouquet que j’avais un peu plus tôt acheté et m’arrêta devant la porte à l’arrière de la chaumière. Je restais un instant immobile devant cette porte, la fixant, caressant quelques traces encrées en elle. Trace que ma mère faisait pour que l’on se rende compte de ma croissance, pour savoir quand je serais définitivement sauve… Quand on serait définitivement libres, tous… une larme coula de nouveau et je l’ôtais violemment avant de reprendre courage et sortir. J’allumais les deux lampions extérieur, éclairant l’arrière de la maison, les éclairant eux notamment… Ils étaient là, l’un et l’autre, côte à côte, ensemble à jamais. J’aurais tant aimé m’enterrer à leurs côtés et tout oublier. Cesser de souffrir. Mais ce n’est pas ce qu’ils souhaitaient pour moi… Je le savais sinon ils ne m’auraient pas fait fuir de la sorte…

J’avançais lentement avant de m’accroupir pour déposer le bouquet, fixant les deux pièces de roches dans lesquelles nous avions gravé leurs noms : Edgar et Anabella Munt. Mes parents. Je leur adressais un faible sourire :

« Je suis de retour, maman, papa… »

Les larmes coulèrent de nouveau mais je ne m’en rendais pas compte, les fixant de nouveau, ne faisant pas attention au temps qui passait, aux bruits de la nuit, à la brise fraiche qui venait secouer mes cheveux bruns. Quand soudain quelqu’un essuya une de mes larmes. Je sursautais et me redressais vivement, l’air mauvais. La main était gelée, glaciale et pâle. Je savais qu’il ne s’agissait non pas de Godfrey, ni même de Nathaniel, je les connaissais suffisamment pour les reconnaitre. Non, je ne connaissais pas cet homme du moins c’est ce que je pensais jusqu’à ce que je lui fasse face. Alors l’horreur empli mon regard. Je sifflais d’un air mauvais :

« Vous… »

Shannon, le vampire qui avait tué mes parents, la source de mon malheur. Que faisait-il ici ? Comment osait-il me faire face surtout en ce jour ? Ma colère me fit oublier tout autour de moi, de suite j’activais mon don, je savais qu’il ne le connaissait pas, je savais que cela me permettrais de lui ôter son propre don. J’espérais seulement avoir suffisamment de force pour lui ôter un minimum de ses capacités vampiriques.
Cela faisait longtemps que je le suivais, que je me renseignais sur lui, il était l’un des pires que j’ai jamais rencontré. Une horreur, un monstre sans cœur… Mais il était aussi très ancien et avait une force impressionnante. A moi seule je ne pouvais en venir à bout… je refusais de laisser la peur me figer et donc me secouer. Tant que je pouvais lui faire du mal c’était déjà suffisant à mes yeux…
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MessageSujet: Re: Bath - This is an old fight between you and me [ Shannon & Thea ]   Dim 2 Fév - 16:05


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